JOE LANDO

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Joe Lando IMDB page : http://www.imdb.com/name/nm0484880/

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rosandra

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Un article intéressant... mais long ! (1)

Message  rosandra le Lun 27 Juil 2009, 13:28

je le restitue tel quel :

Dossier de Brigitte Maroillat, paru dans Arrêt sur Séries 17 (http://arretsurseries.chez-alice.fr/Dossiers/drquinn.htm)
EN ROUTE POUR LE COLORADO : "Je suis venue dans le Colorado pour y être reconnue comme médecin. En réalité, j’y ai trouvé beaucoup plus : une maison, une nouvelle famille et j’ai reçu, pour Noël, le plus beau des cadeaux : l’amour."
INTRO = Ces quelques mots du Dr Michaela Quinn, dans l’ultime scène de l’épisode pilote, résument parfaitement le parcours initiatique de cette femme médecin partie chercher dans l’Ouest sauvage la reconnaissance et la considération qui lui manquaient dans sa ville natale de Boston, où les convenances et les traditions sont telles qu’il n’est pas de bon ton, en cette fin du XIXème siècle, pour une jeune femme de la haute société, d’avoir des rêves d’indépendance et encore moins d’exercer une profession réservée aux hommes. Les préjugés ont donc la vie dure et pas seulement dans la série d’ailleurs. A l’instar de Cosmos 1999 que certains n’ont eu de cesse de comparer à Star Trek alors que ce rapprochement n’avait en lui-même aucun sens, Dr Quinn, femme médecin, est, quant à elle, éternellement comparée à l’autre monument du western familial : La Petite Maison dans la Prairie. Certes, la série de Beth Sullivan est, à l’instar de son illustre aînée, une production télévisuelle pleine de bons sentiments se déroulant dans l’Ouest Américain de l’après-guerre civile. Mais au-delà de ce profil commun, les deux séries se démarquent nettement l’une de l’autre par bien des aspects. Il existe d’abord entre elles une différence de ton : Dr Quinn n’a pas l’optimisme ni la candeur de La Petite Maison dans la Prairie où tout le monde et beau et gentil et les valeurs chrétiennes animant la famille Ingalls toujours triomphantes de l’adversité. Dans la série de Beth Sullivan, le tableau est plus sombre : l’héroïne en quête d’indépendance et de reconnaissance est condamnée à un exil forcé loin de la bourgeoise Boston et se retrouve dans un trou perdu du Colorado où la rudesse des gens n’a d’égal que leurs préjugés détestables tant envers les femmes qu’envers les noirs et les Indiens. Bien qu’ayant réussi à s’intégrer grâce à ses dons exceptionnels pour la médecine et à sa forte personnalité, elle n’est cependant pas, comme les Ingalls, celle qui gagne toujours à la fin (comme on dit) : ainsi, sa notoriété grandissante ne lui fait pas remporter le fauteuil de maire de Colorado Springs dans l’épisode « La campagne » et sa qualité d’excellent médecin ne la rend pas invincible face aux maladies contre lesquelles elle doit parfois, à son grand désespoir, rendre les armes comme dans l’épisode « Un endroit pour mourir » où elle est contrainte de brûler le mobilier de sa clinique et tous ses instruments pour combattre une cause d’infection inconnue. Dr Quinn n’est donc pas le conte de fée auquel certains ont voulu identifier cette série : son héroïne n’y est pas épargnée et a dû, plus souvent qu’à son tour, repartir de zéro et s’avouer impuissante face à certaines situations qui la révoltent comme le massacre des Indiens par Custer à Washita. Au contraire de Charles Ingalls, elle n’a donc pas toujours des solutions toutes prêtes à tous les problèmes. Il existe, ensuite, une différence de traitement entre les deux séries : La Petite Maison dans la Prairie se focalise sur les joies et les peines des protagonistes sans jamais évoquer le contexte historique dans lequel elle se déroule. Dr Quinn apparaît à cet égard plus réaliste que son aînée en ce qu’elle intègre les histoires intimistes de ses personnages à un background historique où la fiction se mêle habilement à la réalité des événements de cette fin du XIXème Siècle aux Etats-Unis. Dr Quinn possède, en outre, ce souffle épique que n’a pas La Petite Maison dans la Prairie et qui apparaît dès les première mesures du superbe thème musical composé par William Olvis, qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler les partitions de James Horner pour 'Glory' et 'Légende d’automne', deux films, auxquels il convient également d’ajouter 'Danse avec les loups de Kevin Costner', dont s’inspire largement la série de Beth Sullivan par sa peinture authentique de ce début des années 1870, période décisive où les Etats-Unis tentent de retrouver leur unité après une guerre civile meurtrière. Dr Quinn n’est donc pas une simple variation sur le thème de La Petite Maison dans la Prairie mais un instantané fidèle d’une époque, le portrait des errances sociales et des progrès techniques et scientifiques d’une jeune nation en devenir. Au-delà de la série pleine de bons sentiments, c’est sans nul doute sa dimension d’aventure humaine en terres inconnues dans une époque charnière de l’histoire des Etats-Unis qui fait de Dr Quinn, femme médecin une série marquante des années 90, bien plus proche de ce fait de l’inoubliable 'Conquête de l’Ouest' que des sirupeuses aventures des Ingalls.
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rosandra

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Message  rosandra le Lun 27 Juil 2009, 13:30

1- AVENTURES HUMAINES DANS l'OUEST AMÉRICAIN
Est incontestablement atypique le destin du Dr Michaela Quinn, fille cadette du Dr Joseph Quinn, médecin réputé de Boston, qui a choisi de quitter une vie dorée et

confortable dans la capitale bourgeoise du Massachusetts, au décès de son père, pour les contrées sauvages du Colorado où, répondant à une petite annonce rédigée par le

Révérend Johnson, elle entend exercer la médecine et se faire la clientèle qui lui manquait cruellement à Boston en raison de sa féminité. Bien évidemment les préjugés sont

partout les mêmes et ce n’est pas sans mal qu’elle va s’imposer, tant par son talent que par son courage et sa détermination, dans cette petite ville pittoresque du Colorado

peuplée de personnages attachants, quoique rudes, qui doivent chaque jour assurer leur survie dans un cadre naturel hostile car encore non maîtrisé par l’homme. Ce

parcours initiatique des personnages n’est pas sans rappeler celui de la famille Macahan de 'La Conquête de l’Ouest' qui doit se serrer les coudes face aux dangers qui la

guettent dans le périple la conduisant de la Virginie aux grandes plaines de l’ouest. Une femme indépendante en quête de reconnaissance. Il est très probable que même

sans être médecin Michaela serait partie de Boston tant elle est en total décalage avec le monde de nantis artificiel aux règles de conduite rigides dont sa mère est l’

archétype, comme le montre parfaitement l’épisode « Voyage à Boston » où Michaela, revenue dans sa ville natale, apparaît à mille lieues de ce que le code de la bonne

société admet d’une jeune femme : non seulement elle exerce un métier d’homme mais en plus elle vit dans un trou perdu loin de toute civilisation où elle s’est liée d’amitié

avec des sauvages et des rustres, ce qui suffit à ses soeurs Marjorie, Maureen et Claudette pour dire que cela ne fait que confirmer ce qu’elle a toujours été depuis sa plus

tendre enfance : une originale qui n’a jamais rien fait comme les autres. Michaela est surtout une altruiste qui aime les gens quelles que soient leur race et leur condition

sociale, ce qui explique qu’elle n’a jamais compté les heures passées la nuit à l’hôpital auprès des enfants malades pendant que ses soeurs s’amusaient dans les soirées

mondaines et qu’elle n’a jamais considéré Harrison le majordome et Martha la cuisinière comme les domestiques de ses parents mais comme des amis. On comprend dès lors

pourquoi elle se sent plus à l’aise à Colorado Springs qu’à Boston bien qu’elle y retrouve les souvenirs heureux de ses jeunes années et sa soeur aînée, la très conciliante

Rebecca, qui lui a toujours apporté soutien et encouragement face à l’hostilité de leur mère sur les choix faits par sa fille médecin. Avec sa mère, Elisabeth Quinn, Michaela

entretient, en effet, des rapports tendus et distendus, ce qui lui fait dire dans l’épisode « Une visite inattendue » : « Il y a certaines femmes que l’on connaît depuis toujours et

avec lesquelles on se sent comme une étrangère ». Mme Quinn juge sa fille comme une enfant trop gâtée par son père qui l’a encouragé dans des choix qu’elle juge insensés

pour une jeune femme respectable. Elle n’accepte pas que sa fille ait quitté une ville civilisée pour un territoire peuplé de sauvages, comme elle dit. C’est pourquoi elle refuse,

dans un premier temps, de lui prêter de l’argent pour racheter la pension de famille de Charlotte Cooper afin d’en faire une clinique parce qu’elle ne tient pas, selon ses dires,

à « être responsable de l’échec de sa vie » (!). Elle finira cependant par comprendre ce que sa fille cherche dans le
Colorado et qu’elle n’a pas à Boston : la reconnaissance et l’amour. Même si leurs rapports tendent à s’améliorer au fil des saisons, Michaela souffre encore de l’

incompréhension de sa mère, ce qu’elle confie dans « La paix des cîmes » à Sam Lindsay, ancienne enseignante, qui est la mère qu’elle aurait aimé avoir tant elle admire son

indépendance, son courage, son amour de la vie et de la nature. « L’incompréhension est un mur qui peut être abattu » lui dit Sam et Michaela y travaille donc, même si ce

n’est pas sans difficulté comme le montre l’épisode « Pour le meilleur et pour le pire » dans lequel Elisabeth Quinn, venue au mariage de Michaela flanquée de ses deux filles

Rebecca et Marjorie, se permet de s’immiscer dans les préparatifs en décidant tant de la robe de mariée que devra porter sa fille que du menu qu’il conviendra de préparer

pour le banquet ! Les mauvaises habitudes ont la vie dure ! La vie de Michaela à Boston n’a donc pas toujours été facile auprès de cette mère qui l’a considérée, dès son

plus jeune âge, comme le vilain petit canard qui ne voulait pas rentrer dans le rang des jeunes filles bien comme il faut. Pour échapper aux foudres maternelles quotidiennes,

notre héroïne, enfant puis adolescente, suivait son père dans sa pratique de la médecine tant à son cabinet qu’à sa clinique. Elle se réfugiait également chez son oncle

Théodore « Teddy » Quinn, frère cadet du Dr Joseph Quinn et pianiste de renom. La demeure de celui-ci est devenu comme un second foyer pour la jeune Michaela qui y a

trouvé l’attention et la compréhension qui lui manquaient : son oncle, qu’elle admire pour sa créativité artistique débordante, sa joie de vivre et ses idées pacifistes, lui a appris

à jouer du piano et à affirmer sa personnalité. Quant au fils unique de celui-ci, Carlton, il a été pour Michaela le frère quelle n’a jamais eu : ayant grandi ensemble, ils ont

toujours partagé une grande complicité jusqu’à ce que Carlton soit tué à la bataille de Gettysburg, disparition qui a beaucoup marqué le jeune Dr Quinn. Michaela n’a pas fui

Boston uniquement pour des raisons professionnelles mais aussi personnelles, sa ville natale lui rappelant trop le souvenir de trois êtres chers désormais disparus : son

cousin Carlton bien sûr, mais surtout son père, qui était son mentor, et son fiancé, David Lewis, fait prisonnier lors de la bataille de Manassas pendant la Guerre de Sécession

et présumé décédé dans une prison confédérée, disparition dont elle ne s’est jamais remise. Quant à son père, le Dr Joseph Quinn, médecin réputé de Bacon Hill, quartier

huppé de Boston, il avait toujours espéré, après quatre filles, avoir un garçon qu’il aurait prénommé Michael. Mais le sort en décida autrement et Michaela, la cinquième fille

Quinn, surnommée « Mike » par M. Quinn lui-même, se retrouva très vite encouragée par celui-ci à ne pas renoncer à ses rêves sous prétexte qu’elle évolue dans un univers

d’hommes, conseil que Michaela donnera d’ailleurs à son tour à sa fille Colleen. A son arrivée à Colorado Springs, le combat du Dr Quinn est de s’affirmer à la fois comme

une femme médecin et comme une femme célibataire indépendante dans un lieu reculé de l’Amérique profonde où chaque femme est sous la tutelle d’un homme, qu’il soit

mari ou souteneur. Dès lors, il n’est guère étonnant que la seule personne avec laquelle elle tisse d’emblée des liens d’amitié est Charlotte Cooper, elle aussi femme sans

homme, son mari l’ayant abandonnée non sans l’avoir délestée de ses économies, et qui élève toute seule ses trois enfants : Matthew, Colleen et Brian, qu’elle confiera d’

ailleurs à Michaela sur son lit de mort, dans le pilote, après avoir été mordue par un crotale. Si Michaela se heurte d’emblée à l’hostilité de la population locale, elle saura

cependant conquérir les habitants de Colorado Springs qui reconnaîtront que celle qu’ils nomment désormais « Dr Mike » ne manque ni de talent ni de courage, comme le

montre d’ailleurs l’épisode pilote dans lequel elle va jusqu’à se faire arracher une dent saine par Jake Slicker, le barbier qui fait office de guérisseur, pour gagner la confiance

et le respect de celui-ci. Mais elle aussi sera conquise par le Colorado et ses hôtes hors du commun, tels que Bison Noir et sa tribu. Sa première rencontre avec ce Grand

Chef cheyenne laissera en effet à Michaela un souvenir impérissable : ayant été blessé à la gorge par les soldats de Chivington, Bison Noir est conduit chez elle en pleine

nuit pour qu’elle le soigne. Sans perdre une minute, Michaela lui fait une trachéotomie à l’aide d’une plume, ce qui lui sauve la vie. Impressionné par le savoir et le sang froid

de la jeune femme, qu’il qualifie d’« aussi brave qu’un guerrier cheyenne », Bison Noir lui donne, en signe de sa gratitude et de son respect, un nom indien qui signifie Femme

Médecin, d’où le titre de la série. Cette rencontre marque le début d’une relation très forte entre Michaela et la tribu de ce Grand Chef, des liens particuliers que le massacre

de Washita viendra briser, laissant le médecin dans un profond désespoir et une immense colère dont elle se libèrera au contact de son ami Nuage Dansant, seul Indien

rescapé du carnage, et auprès de Dorothy Jennings, la journaliste locale, à laquelle elle racontera qui étaient ses amis cheyennes et ce qu’elle a vu à Washita pour que l’

opinion publique sache tout le mal qu’on leur a fait. Toute l’humanité et la sincérité du Dr Quinn doit beaucoup au talent de Jane Seymour qui a pris un évident plaisir à

donner vie à ce personnage hors du commun auquel elle confère une émotion à fleur de peau qui ne peut que toucher le téléspectateur. Elle sait, en outre, fort bien recréer la

tension et les doutes du médecin face aux situations d’ urgence comme dans « L’opération » où elle doit se résoudre, faute de spécialiste disponible, à pratiquer sur son fils

Brian une trépanation alors qu’elle ignore quasiment tout de la chirurgie du cerveau. Ce qui caractérise le personnage est son courage et son obstination qui la conduisent à

bousculer les habitants pour leur faire abandonner leurs préjugés, notamment raciaux, d’un autre âge. Même s’ils sont parfois agacés par l’attitude de Michaela qui veut leur

imposer des changements qui vont trop vite pour eux (voir à cet égard ce qu’ils disent d’elle au banquet de Noël hors de sa présence dans l’épisode « Un conte de Noël »), ils

reconnaissent les éminents services que le « Dr Mike » a rendus à leur communauté, les habitants de Colorado Springs lui devant pour la plupart d’être encore en vie.
Une petite ville pittoresque peuplée de personnages attachants
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rosandra

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Message  rosandra le Lun 27 Juil 2009, 13:31

« La famille du coeur vaut parfois plus que les liens du sang » dit Michaela dans l’épisode « Joyeux anniversaire Dr Quinn », ce qu’illustrent à merveille tant les rapports qu’

elle entretient avec les habitants de Colorado Springs, qui au-delà de leurs différences forment une communauté unie, que la famille recomposée qu’elle forme avec Matthew,

Colleen et Brian Cooper qu’elle considère comme ses propres enfants. Matthew partage la fascination de son jeune frère Brian pour la culture indienne et tous ses

enseignements empreints d’une grande sagesse, ce qui le pousse à se soumettre au rite d’initiation indien pour apprendre à faire des choix et devenir adulte. Pourtant, adulte

il l’est incontestablement dans la mesure où, à 17 ans, il fait preuve d’une grande maturité et d’un grand sens des responsabilités au point de choisir de travailler à la mine, en

remplacement du personnel gréviste, en dépit des conditions de travail déplorables, et ce pour gagner de l’argent en vue de son futur mariage avec Ingrid, l’immigrante

scandinave. On comprend dès lors pourquoi Melle Olive lui a légué à sa mort son troupeau de bétail : connaissant bien le jeune homme elle savait que le fruit du travail de

toute une vie serait entre de bonnes mains. Son sens des responsabilités vaudront d’ailleurs à Matthew de se voir élire shérif par les habitants de Colorado Springs, tâche

dont il s’acquittera avec le sérieux que tous lui connaissent. Il se montre, en effet, à la hauteur de ses fonctions quand il faut faire face à un gang de dangereux hors-la-loi

venant libérer un des leurs que le jeune shériff a mis en état d’arrestation. Matthew est tout aussi déterminé quand il s’agit d’accompagner le légendaire Marshall Elias Burch

à la poursuite des frères Sterett dans l’épisode « La légende ». Il doit, en outre, faire face au décès de sa fiancée, Ingrid, qui meurt de la rage. Après avoir difficilement fait son

deuil, il tombe alors amoureux de Emma, une prostituée du saloon de la ville au caractère bien trempée qui quittera cet emploi sordide pour se lancer dans la confection de

vêtements. Elle deviendra alors la couturière attitrée de la célèbre chanteuse Gilda St Clair qu’elle accompagnera dans tous ses voyages autour du monde, s’obligeant ainsi à

quitter Colorado Springs. Ne désirant pas briser les ambitions professionnelles d’Emma, Matthew ne cherchera pas à la retenir auprès de lui. Bien qu’ayant fait maintes fois

preuve de sa compétence, il abandonne cependant son étoile de représentant de la loi pour aider le Dr Quinn à trouver une solution légale afin de disculper Sully des charges

de trahison et de meurtre qui pèsent contre lui après qu’il a organisé la fuite des Indiens de la réserve de Palmer Creek. Matthew s’est, en effet, découvert une passion pour le

droit quand il était sheriff, fonctions pour lesquelles il a passé beaucoup de temps à étudier la jurisprudence des Cours et tribunaux américains. L’idée de devenir avocat s’est

donc naturellement imposée à lui et lorsque le Marshall Elias Burch, accusé de meurtre de Rudy Exner, lui demande d’assurer sa défense dans l’épisode « Vengeance », il

accepte volontiers, voyant dans cette affaire l’occasion de faire ses premiers pas devant une juridiction. Après des débuts hésitants qui l’amènent à douter de ses capacités,

Matthew fera finalement l’illustration de tout son talent en réussissant à démontrer que son client a été la victime d’un traquenard orchestré par la victime elle-même qui n’avait

rien à perdre à sacrifier sa vie, se sachant atteinte d’une maladie incurable. Michaela n’est évidemment pas étrangère au succès du jeune homme auquel elle a su, comme

toujours, prodiguer de précieux conseils. Le Dr Mike est en effet très proche de son fils adoptif dont elle
est la première confidente. Cette relation privilégiée entre les deux personnages, qui apparaît de manière évidente à l’écran, doit beaucoup à la grande amitié qui liait leurs

interprètes, Jane Seymour et Chad Allen, l’actrice ayant pris sous son aile le jeune acteur qui, tout comme Matthew, était pétri de doutes sur sa vie professionnelle et privée.

Colleen est également très proche de Michaela qu’elle admire au point de vouloir devenir à son tour médecin. Il faut dire que l’adolescente s’avère extrêmement douée quand

il s’agit d’assister le Dr Quinn dans sa pratique quotidienne de la médecine. Colleen réussit même l’exploit de réaliser seule l’accouchement de Myra, la femme d’Horace le

télégraphiste, en l’absence de Michaela partie à la recherche de Sam Lindsay dans son ascension du Spike Peak dans « La paix des cimes ». Colleen accomplira d’ailleurs

de brillantes études secondaires à Denver pour entrer à la faculté féminine de médecine de Pennsylvanie où Michaela a elle-même étudié. Elle sera encore plus déterminée à

devenir médecin après le décès de sa meilleure amie Becky, avec laquelle elle a grandi et qui est victime d’une épidémie de diphtérie. Côté coeur, notre jeune docteur en

herbe tombe amoureuse d’Andrew Cook jeune médecin promis, tout comme elle, à une brillante carrière et avec lequel elle partage sa passion tant pour la médecine que pour

la littérature et en particulier les oeuvres de Shakespeare. Dans l’ultime épisode de la série, « Un nouveau départ », elle épouse Andrew, à l’âge de 18 ans, avant de partir

pour Philadelphie commencer ses études médicales qu’elle va ensuite avoir l’occasion de parfaire à Harvard (mais ceci est une autre histoire, celle narrée dans le deuxième

téléfilm qui clôt, provisoirement semble-t-il, la série et sur lequel nous reviendrons). Il convient, en outre, de souligner que le personnage de Colleen a été interprété d’abord

par Erika Flores puis par Jessica Bowman : ce changement est significatif à l’écran pour le fidèle de la série dans la mesure où la première a un vrai talent pour communiquer

toutes les émotions, ce qui fait incontestablement défaut à la seconde même si, par ailleurs, son physique moins juvénile est plus conforme à l’évolution de Colleen vers la

maturité. Quant à Brian, le petit dernier de la famille, il est fasciné par le mode de vie de Sully, l’aventurier local, qu’il admire comme un dieu et avec lequel il découvre les

croyances et les légendes cheyennes liées aux animaux de la forêt. Fasciné par la culture et le mode de vie des Indiens, Brian lie une très forte amitié avec un enfant

cheyenne nommé «Le calme avant la tempête» qui mourra finalement dans le massacre de Washita. Cet événement tragique qui va le bouleverser propulsera violemment

Brian dans le monde des adultes et lui fera perdre ses illusions d’enfant sur la bonté humaine. Sa passion pour la musique l’aide à faire le deuil de la perte de cet ami très

cher : ils se met alors à étudier le piano pour lequel il se révèle extrêmement doué, attirant ainsi l’attention de Théodore « Teddy » Quinn, l’oncle de Michaela qui voudra

même l’emmener avec lui à New York pour parfaire son éducation musicale, ce à quoi s’opposera sa nièce. Mais le jeune Brian a plusieurs cordes a son arc : outre la

musique, il est également doué pour le dessin et l’écriture au point de jouer les journaliste en herbe pour la Gazette de Dorothy. Il est aussi capable de survivre seul en pleine

nature grâce aux enseignements de Sully et de Nuage Dansant comme le montre l’épisode « La déclaration » dans lequel il montre au fils du Sénateur Dinston les mille et un

trucs du parfait aventurier qui connaît sur le bout des doigts les richesses mais aussi les pièges de l’Ouest sauvage. A l’épreuve d’autres évènements tragiques, comme le

décès de son ami Anthony, le fils adoptif de Grace et de Robert E., Brian gagne rapidement en maturité, passant de l’enfant naïf sur les réalités du monde à l’adolescent au

sens aigu des responsabilités qui promet à Lucius Slicker mourant de veiller à ce que ses dernières volontés soient respectées et qui console Jake à l’enterrement de son

père en le prenant dans ses bras. Le petit Brian grandit donc vite et deviendra à 17 ans , dans le dernier téléfilm de la série, un jeune apprenti journaliste plein d’avenir du

plus grand quotidien de la capitale du Massachusetts, le Boston Globe.
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rosandra

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Un article intéressant... mais long !

Message  rosandra le Lun 27 Juil 2009, 13:34

DECIDEMENT BEAUCOUP BEAUCOUP TROP LONG....

Pour celles qui voudraient le lire intégralement, le mieux est de se rendre sur le site indiqué, via le lien... (qui j'espère , marchera !)

Dès le retour de Béatrice sur le forum, je lui demanderai de supprimer ce topic... que, pour ma part, j'ai déjà imprimé... clown
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Indiensamérique

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Re: Un article intéressant... mais long ! (1)

Message  Indiensamérique le Lun 27 Juil 2009, 22:39

Super, meci beaucoup rosandra, mais où est le lien pour pouvoir le lire intégralement je ne le vois pas ? Tu peux me l'envoyer par MP stp ?
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rosandra

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Re: Un article intéressant... mais long ! (1)

Message  rosandra le Lun 27 Juil 2009, 23:05

@Indiensamérique a écrit:Super, meci beaucoup rosandra, mais où est le lien pour pouvoir le lire intégralement je ne le vois pas ? Tu peux me l'envoyer par MP stp ?
Excuseez-moi, je pensais que l'indication (en tête du commentaire) serait suffisante... JE LA REMETS CI DESSOUS... et j'espère que ça va marcher !

http://arretsurseries.chez-alice.fr/Dossiers/drquinn.htm
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Indiensamérique

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Re: Un article intéressant... mais long ! (1)

Message  Indiensamérique le Lun 27 Juil 2009, 23:29

Super, merci beaucoup Wink
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Girasol

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Re: Un article intéressant... mais long ! (1)

Message  Girasol le Mar 28 Juil 2009, 08:52

Super trouvaille!!!
Merci beaucoup Rosandra pour le lien et la retranscription, quel travail!!!
Bravo

gague16

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Re: Un article intéressant... mais long ! (1)

Message  gague16 le Mar 28 Juil 2009, 18:38

@Girasol a écrit:Super trouvaille!!!
Merci beaucoup Rosandra pour le lien et la retranscription, quel travail!!!
Bravo


Bravo Rosandra, quel travail, c'était très intéressant merci beaucoup cheers
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rosandra

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Un article intéressant... mais long !

Message  rosandra le Mar 28 Juil 2009, 19:58

ça vous a intéressé ? si oui, tant mieux ... et, qu'en avez-vous pensé ? je n'ai pas grand mérite à l'avoir "poster", car je n'ai fait qu'un copié-colé au départ, puis comme je trouvais que c'était vraiment très (et trop) long, me suis contentée de copier le lien... C'est par hasard que je l'ai trouvé, en cherchant tout autre chose...J'aime bien ça aussi : partir avec une idée en tête et s'en laisser détourner parce que le hasard propose autre chose... c'est amusant. Là, j'ai trouvé que c'était vraiment complet et très positif... D'ordinaire la série est traitée comme qq chose de très "commun"... or, pour moi elle a plus que bien d'autres : en abordant des thèmes importants (le racisme, la peine de mort, le sexisme, etc...) et qui bien souvent, sont toujours -hélas- d'actualité ... donc j'étais ravie de lire cet article et, du coup, ça m'a donné envie de le partager avec vous. Donc .... qu'en pensez-vous, VOUS ??? (de l'article bien sûr !)

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Re: Un article intéressant... mais long ! (1)

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